Johann Heinrich Jung,
dit Jung-Stilling
1740-1817
 
 
Jung-Stilling, Johann Heinrich. Les Années de jeunesse de Heinrich Stilling. Une histoire vraie. Traduit de l’allemand par Yves Wattenberg pour les éditions Premières Pierres. Saint Maurice: Éditions Premières Pierres 2012. ISBN 978-2-913534-11-7. (Incl. gekürzter Jünglingsjahre [Véronique Gentil].) – Siehe http://www.premieres-pierres.fr/auteurs/jungstilling.html.
 
1740 le 12 septembre : Johann He(i)nrich Jung né à Grund dans la principauté de Nassau-Siegen (aujourd’hui part de Hilchenbach en Rhénanie du Nord-Westphalie). Ses parents sont Johann Helmann Jung (1716-1802) et Johanna Dorothea („Dortchen") Katharina née Fischer (1717-1742). Son père est tailleur, occasionellement instituteur et il aide son frère, Johann Heinrich Jung (1711-1786) qui est arpenteur et plus tard porion.
 
1742 le 19 avril : Mort de sa mère Johanna Dorothea ; Johann Heinrich est éduqué de ses grands-parents, du paysan et charbonnier Ebert Jung (1680-1751) et de son épouse Margarethe née Helmes (1686-1765) et aussi de ses tantes, parce que son père devient mélancolique. Une conversation avec le séparatiste Niclas (pas Victor Christoph Tuchtfeldt, environ 1680-1750) l’encourage de s’occuper de son fils soi-même. Puis instruction dans des écoles des villages de Grund et d’Allenbach (appartenant aujourd’hui à Hilchenbach et nommé Keppel-Allenbach).
 
1750 Visite d’un lycée (« Lateinschule ») à Hilchenbach.
 
1755 à Pâques : confirmation. – Instituteur à Lützel (aujourd’hui appartenant à Hilchenbach). Il retourne dans sa maison paternelle parce que le pasteur est mécontent. A l’époque le pasteur était une sorte de surveillant des instituteurs. – Il travaille comme tailleur. – A Plettenberg il travaille comme précepteur. Parce qu’on le fait subir de mauvais traitements il retourne dans sa maison paternelle. – Travail comme tailleur et dans l’agriculture. – Instituteur à Kredenbach (aujourd’hui Kreuztal).
 
1757 Instituteur à Dreisbach (= Dreis-Tiefenbach, aujourd’hui appartenant à Netphen). A cause des désaccords sur la méthode d’éducation il retourne dans sa maison paternelle. – Tailleur. – Instituteur à une école de Klafeld (aujourd'hui Siegen). A cause d’une intrigue il est licencié et retourne dans sa maison paternelle. Tailleur et travail dans l’agriculture. Des querelles avec son père qui a épousé Anna Margaretha Feldmann (1726-1796). Il se décide de s’en aller.
 
1762 le 12 avril : Il s’en va comme compagnon de tailleur au « Bergische Land ». – Il travaille chez le piétiste et tailleur Stöcker à Solingen. – Jung passe un pacte avec dieu. – Précepteur chez le riche commerçant Peter Hartcop (1724-1770). A cause des humiliations en 1763 il s’en va et travaille chez le tailleur Johann Jakob Becker (1706-1767) à Radevormwald. Cet homme est le maître Isaak de son « histoire de la vie ». – Comme précepteur au commerçant et propriétaire d’une domaine Peter Johannes Flender (1727-1807) ; ces années-ci étaient son étude de l’économie, de l’agriculture et du commerce (Lebensgeschichte page 231).
 
1768 C’est le pasteur catholique et médecin Johann Baptist Molitor (1713-1768), travaillant à Rahrbach (aujourd’hui appartenant à Kirchhundem), qui fait comme cadeau à Jung-Stilling à Attendorn une écriture secrète sur les maladies des yeux et ses remèdes. Début de Jung-Stilling comme oculiste profane ; à partir de 1773 il fait des opérations des yeux surtout du cataracte. Ce sont environ 3 000 hommes que Jung(-Stilling) a opérés et 25 000 lesquelles il a renseignés avec son savoir oculiste.
 
1770 En février du même année il se fiance avec Christina Catharina Heyder (1749-1781), une fille de commerçant qui est de santé délicate. – En automne Jung-Stilling s’immatricule, après avoir fait des études préparatoires soi-même, dans la faculté de médecine de l’université de Strasbourg. Il est en rapport avec le cercle de Johann Daniel Salzmann (1722-1812) et plus tard ayant une grande correspondance avec Friedrich Rudolf Salzmann (1749-1821) : amitiés avec Johann Wolfgang Goethe (1749-1832) et Johann Gottfried Herder (1744-1803).
 
1771 le 17 juin : Il épouse Christina Heyder dont il a eu trois enfants.
 
1772 Des épreuves à Strasbourg. – le 1er mai : Ouverture d’un cabinet à Elberfeld (aujourd’hui appartenant à Wuppertal) ; ici il travaille comme médecin généraliste pendant sept années. Relations amicales envers Friedrich Heinrich Jacobi (1743-1819), Johann Caspar Lavater (1741-1801), Johann Gerhard Hasenkamp (1734-1777) et d’autres.
 
1773 le 22 avril: En son absence Jung-Stilling est reçu docteur de médecine (Dr. med.) à Strasbourg. Le 26 août : Première opération des yeux `Wichlinghausen (aujourd’hui appartenant à Wuppertal).
 
1774 le 22 juillet : Nommé « réunion d’Elberfeld » : Goethe est allé voir Jung-Stilling et prend le manuscrit « De la jeunesse d’Henri Stilling ». La jalousie et la méfiance des autres dégoûtent la vie de Jung-Stilling à Elberfeld.
 
1775 Rédaction de « Die Schleuder eines Hirtenknaben gegen den hohnsprechenden Philister, den Verfasser des Sebaldus Nothanker », Friedrich Nicolai (1733-1811).
 
1776 „Die große Panacee wider die Krankheit des Religionszweifels" est publiée et qui est suivie de la „Theodicee des Hirtenknaben als Berichtigung und Vertheidigung der Schleuder desselben ».
 
1777 „La jeunesse d’Henri Stilling" se trouve dans les librairies. Le nom de « Stilling » (voir psaume 35 vers 20 b) est associé dores et déjà de façon durable avec Johann Heinrich Jung. Dès lors il appartient à l’histoire de la littérature allemande.
 
1778 Nomination de Jung comme professeur d’université pour l’économie sur la chaire pour l’agriculture, la technologie, la médecine vétérinaire à la grande école à Kaiserslautern. – « La jeunesse de Stilling » et « Le vagabondage de Stilling » apparaissent. A cause des problèmes d’argent Jung est obligé d’écrire non seulement des livres de métier mais aussi des romans.
 
1779 « L’histoire du monsieur de Morgenthau » est publiée comme roman. Jung-Stilling commence à écrire des contes et des romans dans le « Kurpfälzischen Kalender » (= l’almanach du palatinat).
 
1781 le 18 octobre : Mort de sa femme Christine à Kaiserslautern. – Le roman « Florentin et Rosine » est imprimé et est traduit en français en 1794/95 (l’an III de la république). - Vous trouvez le texte sous ce lien: Rosine.
 
1781 à 1784 : Jung écrit le journal « L’enseignant du peuple ».
 
1782 le 14 août : Jung épouse « Selma de St Florentin », il s’agit de Maria Salome (Selma) de Saint George (1760-1790) par l’intervention de Sophie de La Roche (1730-1807). Avec cette épouse il a eu six enfants.
 
1783 Le roman « La vie de Theodore von der Linden » paraît.
 
1784 Déménagement de la grande école économique à Heidelberg. Jung y sera professeur à l’université (Staatswirtschafts Hohen Schule).
 
1784 le 13 novembre : Au lieu de rester membre extraordinaire (depuis le 14 décembre 1782), Jung devient membre à pleins droits de la société allemande du Palatinat électoral à Mannheim.
 
1784 à 1785: Le roman (autobiographique) „Theobald oder die Schwärmer" paraît.
 
1785 le 31 mars: Jung-Stilling est nominé Kurpfälzischer Hofrat par le prince électeur Karl Theodor du palatinat de Bavière (1724-1799).
 
1786 le 8 novembre : Jung-Stilling reçut le grade honoraire du docteur de la sagesse du monde (Dr. phil.).
 
1787 Déménagement à Marburg où Jung-Stilling sera professeur pour l’économie. Les premières années il loge dans la maison « L’ange » dans la ruelle Barfüßer (aujourd’hui : Barfüßerstraße) 28. Il rédige le et publie dans le « Intelligenzblat für Hessen » qui n’apparut que cette année. – Il publie aussi les « Blicke in die Geheimnisse der Naturweisheit ; denen Herren von Dalberg Herdern und Kant gewidmet » ; la traduction de « Virgils Georgicon » et la « Jubelrede über den Geist der Staatswirthschaft » avec une esquisse biographique « Meine Geschichte als Lehrer der Staats=/wirthschaftlichen Wissenschaften, / statt einer Vorrede."- le 9 octobre: Jung-Stilling sera membre de la société „Leipziger ökonomischen Societät".
 
1788 à 1798 : Jung publie – tout d’abord dans l’anonymat – les « Erzählungen des Bauernfreundes » dans le « Hessen=Casselischen Kalender".
 
1789 le 20 juin: Jung lit devant ses amis le discour „Rede über den Werth der Leiden, gehalten im Kreise einiger vertrauten Freunde, am 30sten Geburtstage seiner Gattin", lequel a 30 pages imprimées. – Il échange des lettres avec le philosophe de Königsberg, Immanuel Kant (1724-1804).
 
1790 le 23 mai: Mort de sa deuxième épouse. – « Stillings häusliches Leben » et le « Lehrbuch der Cameral-Praxis » apparaissent. – le 19 novembre : Jung épouse Elisabeth (« Elise ») Coing (1760-1817). C’est son troisième mariage. Il a quatre enfants avec sa dernière épouse.
 
1791 La « Methode den grauen Star auszuziehen und zu heilen, – nebst einem Anhang von verschiedenen andern Augenkrankheiten und der Cur=Art [= méthode de traitement] derselben" est publiée.
 
1794 Le premier tome du roman „Das Heimweh" [Le mal du pays] parut (voir 1796).
 
1795 à 1816 il publie « L’homme (en) gris » en trente cahiers.
 
1795 à 1801 et jusqu’à nos jours les « Scènes du royaume des esprits » parurent.
 
1796 Le roman « Le mal du pays » est terminé avec tome 4 ; le premier tome parut en 1794.Par supplément la « Clé pour le mal du pays » parut.
 
1799 Il édit « L’histoire de la victoire du christianisme un exégèse de l’apocalypse de Jean dans l’anonymat. (Deux éditions.)
 
1803 à 1807 Plusieurs autres cahiers sont publiés en contes « L’anthroposophe chrétien pour bourgeois et paysans ».
 
1803 Déménagement à Heidelberg dans la ruelle de pierre (Steingasse). Jung-Stilling sera conseiller de Karl Friedrich de Bade (1728-1811) et écrivain religieux sans obligations.
 
1804 Les « Lehrjahre » de Jung-Stilling parurent.
 
1806 Déménagement à Karlsruhe. La famille le joint plus tard.
 
1808 La « Theorie der Geisterkunde » est imprimée à Nuremberg. Jusqu’à nos jours on peut l’acheter – Karl Friedrich de Bade nomine Jung-Stilling avant le 7 mars comme conseiller secret de la cour aux matières religieuses.
 
1814 à 1815 Les « Contes » parurent en trois tomes avec un avant-propos de Johann Ludwig Ewald (1747-1822).
 
1817 le 2 avril : Onze jours après la mort de sa dernière épouse Jung-Stilling meurt à Karlsruhe où il est enterré.
 
 
D'autres informations en langue française sous ce lien. et ici.
 
Alexander François Sifflé (1801-1872) über die „Szenen aus dem Geisterreiche“